L’atelier au fond des bois

c’était une idée folle :
acheter des hectares de forêt, et y installer une yourte et tout un atelier de couture et de broderie. Loin des réseaux publics de la route, et de toute habitation, il a fallu installer l’électricité par des panneaux solaires, faire venir les machines à coudre et Précieuse, ma brodeuse.
Cette petite yourte de 6 mètres surplombe depuis 2013 un vallon forestier , peuplé de chênes , frênes, et châtaigniers. Dans ce lieu préservé et reculé, jaillit une source.
C’est donc ici que je travaille depuis toutes ces années.
Vivre et Travailler Hors réseaux :
Malgré les difficultés d’accès, les ennuis parfois… En 2018 des fortes chutes de neige ont détruit le toit de ma yourte . J’ai pu la reconstruire et faire réparer le matériel . Je ne compte plus les fois où je me suis retrouvée sans électricité durant les jours sombres d’après Samhain, alors que les commandes s’empilaient que mes délais devaient être respectés.
Pour parer à ces éventualités et pouvoir travailler en toutes saisons, je me suis équipée de machines à coudre anciennes à pédale. Ainsi, le sac qui protège votre tambour a peut être été cousu sur une machine qui a plus de 100 ans .
Pourtant, ces évènements et contrariétés ne m’ont pas découragée, bien au contraire. Parce que travailler et créer dans ces conditions est un luxe rare. Quand je m’installe dans le petit salon de ma yourte pour choisir des couleurs de fil, ou téléphoner à un client pour discuter de son projet, avec vue sur la forêt, je me sens réellement privilégiée.
J’ai la chance de pouvoir observer le rythme de saisons, et d’apprécier tous les temps, même les jours sombres et pluvieux
Un sens caché, révélé plus tard :
Mais au delà de l’originalité de mon lieu de travail, m’installer ici au milieu de la forêt a été pour moi une grande aide pour comprendre et apprécier la spiritualité païenne de nos ancêtres, étroitement liée à la nature et aux saisons. C’est ainsi que j’ai pu me rendre compte du fait que la période sombre après Samhain est vraiment sombre, et par conséquent , en sortir au Solstice est un soulagement . Voir revenir peu à peu la lumière des mois janvier et février est une bénédiction, tout commme comprendre les moments des récoltes, celui où l’on fait son bois.
D’ailleurs ,toutes ces fêtes du calendrier païen sont non seulement ancrées dans une réalité naturelle évidente, mais rappellent aussi que notre cheminement intérieur est parfois modelé par les rythmes de la nature. En cette saison éclatante de Litha, je vous souhaite de vous épanouir et de profiter de votre été.
Je vous laisse apprécier ma chance avec ces quelques photos. Vous pouvez découvrir mon atelier en détail sur cette page



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